Publicité de l’ordre des Podiatres du Québec

Publicité de l’ordre des Podiatres du Québec  Le «douchbag d’Amérique à poils épilés»

Article paru dans le magazine « Le Patient »

http://www.lepatient.ca/la-chirurgie-podiatrique-en-cabinet-prive/
 
Par Dr Zyad Hobeychi, podiatre

Au tournant du 21e siècle, le débat public s’agite autour de la pertinence du service privé dans le système de santé.  On qualifiera de médecine à deux vitesses la possibilité pour les médecins de se désengager du système de santé publique. Par conséquent le gouvernement érige un nouveau cadre juridique pour les services médicaux pouvant être offerts hors établissement, et ce, en toute sécurité.

Dans le but d’établir certaines balises concernant l’environnement pour que les interventions podiatriques en cabinet privé soient pratiquées, l’Ordre des podiatres s’est basé sur l’exercice fait par le Collège des médecins à travers son guide d’exercice intitulé Procédures et interventions en milieu extrahospitalier.

À l’instar des autres types de chirurgies dites électives, la chirurgie podiatrique en cabinet privé prend aujourd’hui sa place en médecine au Québec.  Ce domaine demeure tout de même méconnu; la médecine podiatrique ne faisant pas partie du régime public.

La sélection des patients

L’American Society of Anesthesiologists (ASA), a établi une classification des patients selon leur état de santé. Les catégories P1 ou P2, correspondent aux patients en bonne santé ou atteints d’une affection systémique légère.  La catégorie P3, correspond aux patients  atteints d’une affection systémique qui limite son activité, mais qui n’est pas invalidante.

En cabinet podiatrique, les candidats à la chirurgie podiatrique doivent se limiter à ces 3 catégories.

Dans toutes les éventualités, une attestation de bonne santé de la part du médecin traitant devrait être obtenue.

Les interventions chirurgicales podiatriques s’effectuent généralement sous anesthésie locale.

Les symptômes à prendre en compte

Les paramètres pertinents en présence d’une déformation visible devant mener à une chirurgie sont exclusivement les suivants : la douleur, la difficulté à se chausser et le handicap dans la vie quotidienne.

L’évaluation de ces symptômes est difficile, car ils sont souvent subjectifs : la douleur peut en effet être décrite comme une crise occasionnelle, ou comme des douleurs permanentes et invalidantes.

En l’absence de symptômes,  le prétexte que ceux-ci pourraient apparaître un jour n’est pas un motif valable pour procéder à une chirurgie.  Les cas particuliers de patients diabétiques à bas risque ayant une déformation pouvant créer des complications sévères méritent toutefois d’être étudiés avec réserve.

Sans toutefois porter de jugement, la dimension esthétique doit être prise en compte, mais ne doit pas constituer la motivation principale de l’intervention.

La prudence est de mise lorsque le patient a des attentes démesurées ou s’il refuse de considérer le caractère évolutif de certaines pathologies causant une difformité, ex : Hallux valgus, Hallux rigidus, orteil marteau, oignon du tailleur. Ces pathologies découlent de facteurs génétiques, mécaniques et environnementaux (les souliers).

Il faut bien choisir les patients qui démontrent une bonne capacité à suivre les instructions post-opératoires et les consignes pour une réhabilitation prompte.

L’échec est prévisible en l’absence d’observance post-opératoire, surtout lorsque les contraintes du processus de guérison limitent les activités de la vie personnelle et professionnelle. Le but de la chirurgie n’est pas de rendre le patient « normal », mais fonctionnellement adapté à ses désirs.

Les devoirs des intervenants

Le chirurgien

Il doit d’abord s’assurer auprès du médecin traitant avec lequel il reste en relation qu’un acte de chirurgie ambulatoire sera éventuellement possible.

Il doit proposer un type d’intervention compatible avec cette chirurgie ambulatoire.

Il doit faire preuve d’une tenue impeccable de ses dossiers et de ses registres.

Il doit mettre en place des mesures pour prévenir les infections et pour faire face aux urgences cardiorespiratoires, thromboemboliques et anaphylactiques.

Il a le devoir de contrôler l’état du patient avant sa sortie.

Il doit fournir au patient les mesures à prendre si un problème de santé survient à la suite de l’intervention.

Il doit rester accessible et disponible en tout temps.

Le patient

L’intervention du patient n’est pas moins importante sous prétexte qu’elle peut s’effectuer en chirurgie ambulatoire.

Le patient se doit de comprendre que son intervention nécessite la même rigueur qu’une chirurgie conventionnelle même si elle se fait en cabinet privé.

Le patient et son entourage doivent être conscients de la pathologie, de la chirurgie pratiquée ainsi que des complications immédiates possibles. Ils doivent s’engager au moindre doute à prévenir l’équipe de soins qui reste disponible. Il doit promettre dans les 24 heures qui suivent l’intervention, de se reposer, de ne pas conduire de véhicule automobile, de ne pas utiliser d’appareil potentiellement dangereux, de ne pas prendre de décisions importantes et de ne pas boire d’alcool. Le patient doit donc s’engager à respecter toutes les règles de sortie du service de soins ambulatoires.

En conclusion

La chirurgie ambulatoire permet de réduire les délais et l’ensemble des stress liés à l’hospitalisation.

La chirurgie ambulatoire permet de réaliser des économies considérables au système de santé déjà engorgé et permet de ne pas sortir le patient de son contexte de vie quotidienne.

Cependant, cette chirurgie a de nombreuses contraintes. Il faut insister en particulier sur la nécessité d’un professionnalisme et d’une éthique irréprochable, d’un respect des normes établies et d’une observance rigoureuse du patient concernant les prescriptions médicales.

Avec le respect de ces règles et en agissant selon les champs de pratiques respectifs, il n’est pas optimiste d’envisager un futur prometteur à travers une meilleure collaboration entre les podiatres et le reste des acteurs du système de santé; et ce dans le bénéfice du patient.

Article paru dans le magazine « Coup de poucemd »

Nos pieds ont la vie dure. Ils nous déplacent à longueur de journée sans qu’on daigne les examiner. Voici 10 façons d’en prendre soin.

8. On maintient notre poids santé
Pourquoi: Zyad Hobeychi, podiatre, souligne qu’un gain de 25 kg et plus peut entraîner l’affaissement de l’arche plantaire, créant une tension sur le fascia plantaire. Cela vaut également pour le poids pris pendant une grossesse.Ce qui peut arriver
  • Une fasciite plantaire.
  • Une tendinite du tendon d’Achille.Conseils: Lorsqu’on est enceinte, on s’assure que nos souliers soutiennent bien nos pieds. Le contrefort (la partie arrière de la chaussure) ne devrait pas plier lorsqu’on le presse entre le pouce et l’index. La semelle ne devrait pas bouger si on tente de tordre notre chaussure, explique Robert Daigneault. À noter que ces conseils valent pour l’achat de toute chaussure, même si on a un poids santé.9. On travaille debout? On choisit le bon type de souliers
    Pourquoi: Les bottes de travail et les souliers de marche, de course, de tennis ou multisports ont des caractéristiques spécifiques. Par exemple, le fait de travailler debout sollicite l’arche plantaire, qui doit supporter notre poids pendant de longues périodes.Ce qui peut arriver
  • Une sensation de fatigue des pieds.
  • De la lourdeur dans le bas du corps.
  • De la douleur après une journée de travail.
  • Une entorse.
  • Une fasciite plantaire.Conseil: On choisit des souliers lacés (ils permettent aux orteils de bouger tout en maintenant le talon en place) avec une semelle épaisse en caoutchouc (elle absorbe les chocs sur les planchers de tuile) et une dénivellation de près de 2 cm (3/4 po) entre le talon et l’avant du pied, conseille Pierre Cardin.10. On bichonne nos pieds régulièrement
    Pourquoi: Les callosités, cors et durillons, qui se forment pour protéger la peau contre les frottements et les pressions, durcissent et épaississent. Et l’ongle, s’il n’est pas coupé, peut s’enfoncer dans la peau.Ce qui peut arriver
  • La corne peut parfois entraîner de la douleur.
  • Un ongle incarné peut rapidement devenir douloureux et créer une enflure et des rougeurs.Conseils: On s’assure qu’il s’agit de corne et non d’une verrue plantaire, qui se caractérise entre autres par la présence de petits points noirs. Si c’est de la corne et qu’elle est douloureuse, une ou deux fois par semaine, après le bain ou la douche, on l’enlève à l’aide d’une pierre ponce humide (et non une lame ou un rasoir). On effectue un mouvement du haut vers le bas (pas de va-et-vient).À l’aide d’un coupe-ongles, on taille nos ongles en ligne droite (et non en courbe), en les laissant dépasser légèrement du bout de l’orteil. On le fait après le bain (nos ongles ont alors ramolli). On peut ensuite appliquer une crème hydratante sans fragrance (le parfum contient de l’alcool, qui assèche la peau). On enlève le surplus de lotion pour éviter la formation d’humidité. Si on a des fissures sous les pieds, le Dr Demirjian conseille une crème contenant de l’urée qui exfolie et contribue à maintenir la peau hydratée.

Jeux de mots:

Nos pieds soutiennent notre poids tout entier. Ils sont fortement sollicités dans la majorité de nos activités. Pourtant, trop souvent, nous les oublions.

Voici quelques conséquences :

  • Des oignons qui nous font pleurer
  • Des entorses aux chevilles, et des douleurs aux genoux et au bas du dos qui vous font tordre de douleur.
  • Des ongles incarnés qui vous agrippent de manière récurrente.
  • Des champignons (onychomycoses) qui vous empoisonnent l’existence.
  • Du pied d’athlète (tinea pedis) qui ralentit votre vitesse.

Notre mission depuis 14 ans : Vous remettre sur pied.

Nous possédons des installations modernes , à la fine pointe de la technologie.
Nous avons comme préoccupation constante de surpasser vos attentes par notre professionnalisme et notre capacité à répondre rapidement à vos besoins.

Dr Hobeychi et son équipe ont la passion de l’excellence. Venez nous consultez sans tarder.

Vos pieds. Votre santé. Vos podiatres

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La podiatrie sportive:

Douleurs aux genoux

Bravo! Vous faites partie de la population active. Mais le guerrier ou la guerrière en vous commence à avoir les genoux meurtris? Sachez que la podiatrie sportive cible la prévention, le traitement et la réhabilitation des blessures de conditionnement.

La vulnérabilité du genou découle de son importance à la marche et à la course.  La prise en charge des blessures de sur-utilisation requiert une bonne connaissance de l’anatomie fonctionnelle du membre inférieur et de la biomécanique pathologique.

Discerner d’entre les mauvaises techniques d’entrainement,  les souliers inadéquats, le manque de flexibilité, le débalancement musculaire et les mouvements excessifs est un souci constant.

Parmi tous ces facteurs, la pronation excessive cause le plus de tort aux structures composant l’articulation du genou.  Étant donné les forces de contact avec le sol plus élevées à la course, l’effet pronateur et la rotation interne du tibia qui en découle seront plus importants.  À leur tour, les ligaments et les tendons seront soumis à ces forces de torsion accrues.

Il est à noter que les phases de support et de propulsion caractérisées par un mouvement de rotation externe et un transfert de poids peuvent aussi être le seuil de traumatismes cumulatifs cette fois aux cartilages, aux ménisques et à la capsule articulaire.

L’évaluation et la prise en charge de la pathomécanique du genou font partie du champ d’expertise de la podiatrie. Sachez que l’attention que le podiatre voue à vos pieds peut permettre de déceler les troubles mécaniques causant vos douleurs aux genoux.